Double regard
— Tanà est double, saturée de bruits et silencieuse. Bruits des voitures et des sifflets dans ses embouteillages ; silence sur ses désillusions, ses aspirations et ses misères.
Au-delà de ce que l’on voit et de ce que l’on entend, dans les rues de Tanà, tout semble se dérober ou disparaître dans l’invisible et le non-dit. Jamais, ce qui est d’hier et d’ici, ne se dévoile dans ses formes pleines sous l’œil de l’étranger — le vazaha.
Tanà… toute tendue entre passé et avenir, tradition et modernité, noblesse et esclavage, richesse et pauvreté.


